top of page
wildflower-garden.webp

Brunch Haut en couleurs 
du 1er août 2026

biomemey et Cie 

Recettes maison aux fleurs et aux légumes de couleur.

Informations

 

Nombres : 30 participants

Date : samedi 1er août 2026

Horaires : de 10 à 15 heures

Prix :

  • Adulte : CHF 30.00

  • 2 à 6 ans : CHF 5.00

  • 7 à 11 ans : CHF 12.00

  • 12 à 16 ans : CHF 15.00

Paiement sur place :

  • Twint

  • Cash

Contact :

mountain.JPG

Accès

En raison des travaux qui barrent les routes, la ferme est uniquement accessible en mobilité douce (vélo, marche).

Places de parc à 25’ à pied aux Posses Dessus. Arrêt de bus : « Les Posses-sur-Bex, Hameau ».

satelite.jpg

Faire société face au dérèglement climatique, avec Heidi

…Je suis très touchée par votre présence, d’être arrivées en Memey sans bruit et avec une certaine lenteur. Je vous remercie et me réjouis de partager ce petit moment de fête nationale. Ce brunch, organisé sous l’égide de l’union suisse des paysans est pour moi l’occasion de faire preuve de diversité. Je ne partage que peu de valeurs prônées par cette institution. Mais je tiens à faire partie des paysans et paysannes qu’elle est censée représenter, car rien ne serait pire qu’un monopole agricole, qu’une pensée unique, qu’une appartenance figée, rien ne serait pire pour l’agriculture qu’elle ne soit qu’intensive et exclusive. Rien ne serait pire qu’un monde agricole qui ne voterait que d’une seule voix…Je prône la diversité en toute chose….

Hier soir, par analogie à mes réflexions sur l’identité nationale, je me suis posée la question de l’identité paysanne et j’ai choisi de vous parler de ma conviction que le sentiment d’appartenances, celui à une nation, à une région, à une famille, à un mode de vie, à une corporation, constitue la clé de voute de l’identité et du vivre ensemble. Pour moi qui ai grandi en périphérie du monde paysan, la résistance au changement dans le monde paysan m’est souvent apparue comme incompréhensible.

J’en suis arrivée à être convaincue que dans certain milieu paysan, le sentiment d’appartenance au monde paysan prévaut sur celui d’appartenir à un avenir durable. Ce constat amer et très approximatif, m’a inspiré ce texte.

L’année 2026 est l’année mondiale des femmes paysannes, elle est aussi celle de la tradition des alpages. Raison pour laquelle j’ai invité Heidi dans ce discours.

Les canicules, les sécheresses, les incendies et les intempéries ne sont pas des accidents fortuits : ils redessinent déjà notre agriculture. Ne nous trompons pas de cible : la canicule n'est pas notre adversaire, la combattre est presque ridicule. Les aides d'urgence et les indemnisations sont certes indispensables à la survie à court termes de l’agriculture, elles soignent les conséquences mais ne traitent pas les causes. Car on ne peut pas aider les paysans et les paysannes sans aider l’ensemble du vivant. A mon sens, il n’y a pas d’exception agricole valable, car seule, l’agriculture n’existe pas. Faire société face au dérèglement climatique, c'est agir à la source : la surconsommation, les inégalités sociales, l’exploitation des ressources, la surproduction intensive, l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre…et j’en passe.

Notre agriculture a prospéré sous des climats tempérés. Ici. Par exemple. Mais où seront demain ces terres tempérées ?

Parce qu'elle nourrit les populations, l’agriculture porte une responsabilité particulière dans le dérèglement climatique. Ce qu’elle peine à reconnaître.

Le changement climatique met nos cultures à rudes épreuves, au propre comme au figuré. Il met aussi à l'épreuve nos sentiments d’appartenances. Depuis trop longtemps, certains prétendus représentants du monde agricole entretiennent un clivage entre paysans et écologistes, comme s'il fallait choisir entre défendre son métier et défendre le vivant. L’appartenance paysanne est-elle plus forte que la foi en l’avenir ? à qui profite ce clivage, à qui profite cette peur du changement ?

Max Frisch écrivait : « Quand on a encore plus peur du changement que du malheur, comment éviter le malheur ? »

La crise climatique nous oblige à dépasser les appartenances qui s'opposent pour construire des appartenances qui coopèrent.

Heidi n’a pas peur. Elle défendrait sans doute à la fois la souveraineté alimentaire et une politique climatique ambitieuse, elle, comme de nombreuses femmes paysannes, serait agricultrice ET écologiste ! elle soutiendrait l‘élevage de son ami Peter et prônerait la réduction de la consommation de viande industrielle importée, elle défendrait la biodiversité ET les cultures, elle protégerait les sols, les forêts, développerait l'agroforesterie, adapterait les bâtiments agricoles, les chalets d’alpages, les systèmes d’irrigation au climat de demain.

Elle solliciterait ses connaissances pour modifier les lois et permettre l’émergence d’autres modèles agricoles, comme les coopératives.

Il est urgent de transformer nos représentations, admettre nos erreurs et accepter de diminuer notre production pour augmenter sa qualité. Avoir le courage et remplacer les intérêts économiques immédiats par la solidarité au long court. Changer de mentalité. Retracer nos appartenances. Repenser nos clichés :  après tout, Heidi est écologiste. Une néo-rurale. Et plutôt gauchiste, émancipée pour ne pas dire féministe ! Le monde agricole ne gagnera pas le pari de la souveraineté et de la sécurité alimentaire, sans admettre que certains clichés sont éculés, que son histoire est complexe et ne date pas de l’après-guerre et que ceux qui prétendent défendre les intérêts financiers des agriculteurices manquent cruellement de nuances et défendent bien plus les intérêts du secteur de l’industrie agro-alimentaire, de l’exploitation animale et des ressources planétaires en générale.

Au nom de la compétitivité, nous tolérons l’accaparement des terres, l’accroissement des exploitations agricoles et la mort de la paysannerie, l’appropriation de l’eau sous couvert d’exception agricole. Notre système expansionniste n’a pas mis fin à la faim dans le monde, c’est un échec.

Entre la charrue et la centrale nucléaire, entre le paysan et l'écologiste, entre l'économie et le climat, il y a l'intelligence et la solidarité.

Il ne s’agit plus de choisir un camp, mais de choisir un avenir.

Je vous souhaite une bonne continuation et que nos appartenances, diverses et colorées, nous engagent vers une société solidaire et vivante.

Martine, les Posses, le 1 er août 2026

Nos événements partagés

 

On ne « fait pas paysan » seule. La ferme permet d’accueillir. Les travaux, activités et événements à partager sont nombreux et permettent des rencontres et des échanges très stimulants.

les randonnées avec les ânes.jpg
Les randonnées avec les ânes

 

Les ânes et leurs ânières vous feront découvrir des itinéraires merveilleux, d’alpages en alpages, des cols ou des vallées sauvages, de la région. En hiver, nous proposons des itinéraires en plaine.

Informations et tarifs : biomemey.bex@gmail.com

Nous collaborons aussi avec Olivia Sandri, une accompagnatrice en moyenne montagne expérimentée, très sensible à l’environnement et à la cause paysanne.

www.kulkatrek.com 079 460 94 68 info@kulkatrek.com

La tonte des moutons

Nous tondons 1-2 fois par année nos moutons. Vous pouvez assister à la tonte, à une démonstration de tri de laines et information sur le lavage artisanal.

Informations : biomemey.bex@gmail.com

IMG_8511.jpg
bottom of page